Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 11:52

A peine un jour après le départ des 3 blanbecks, nous avons « définitivement » quitté la Gold Coast sous la pluie et dans le froid (20°C !). Un départ précipité à cause de la proprio de notre colocation qui nous a laissé 15 jours pour quitter les lieux. A savoir que la proprio, la charmante et charitable Fay, était une vieille australienne névrosée complètement omnibullée par l’argent. A l’arrivée dans la maison, nous avons dû signer un règlement stipulant : « cette maison n’est pas un backpacker, rencontrez vos amis aux cafés du quartier », « il est strictement interdit de fumer à moins de 15 mètres de la maison » (littéralement ce qui signifie que les voisins n’ont pas le droit de fumer dans leur jardin), « il est interdit d’organiser des soirées » (même un simple BBQ ne lui plaisait pas !), « se débarrasser du sable avant de rentrer dans la maison en revenant de la plage» (ça bouche les canalisations !), « veiller à avoir un plein tambour avant de faire une lessive », « demander l’autorisation à la propriétaire avant de garer son véhicule dans le garage » ne pas faire ceci, ne pas faire cela et etc… etc… !!! Malgré toutes ces règles, on ne se privait pas d’organiser des soirées à son insu et de tout simplement respirer et profiter de la vie !!! Surtout qu’elle n’avait aucuns reproches à nous faire car la maison était toujours nickel même avec la présence de 8 colocs en même temps. Ce qui ne l’empêchait pas de faire ses visites matinales quasi-quotidiennes pour inspecter nos moindres faits et gestes et demander : qui a laissé sa tasse de café sur le comptoir, qui a fait tomber la note accrochée au mur, qui n’a pas rincer la douche derrière-lui, qui a laisser la fenêtre ouverte, etc… Heummmm, quel bonheur de se faire réveiller par sa douce voie… Donc ce qui devait arriver, arriva, on a dit ce qu’on avait à lui dire à propos de toutes ses règles débiles et ça ne lui a pas plu donc elle nous a virés de sa maison. Depuis, nous avons appris que nos 2 colocs brésiliens se sont fait jeter à leur tour. L’un parce qu’il a organisé un BBQ un dimanche après-midi dans le jardin pour fêter son anniversaire (il y avait 15 personnes il est fou !) et l’autre parce qu’il entretenait le potager de la proprio et qu’il voulait le faire façon bio alors qu’elle exigeait qu’il vaporise des insecticides. En désaccord, elle l’a mis aussi à la rue ! En remerciement pour cet « agréable » séjour dans sa maison, Fay mériterait bien quelques p’tites représailles mais en tant que gens un peu trop gentils, on s’abstiendra.  Fin de l’aparté !

Le coffre plein à craqué, les niveaux de la voiture « checkés », tente 2 secondes achetés, carte routière et guides de voyage à portée de main… nous voilà donc quittant la Gold Coast décidés à aller s’installer sur Perth dans l’extrême Sud-Ouest de l’Australie à plus de 5000 bornes. Itinéraire planifié : emprunter la Pacific Highway en longeant la côte Est jusqu’à Sydney, continuer toujours le long de l’océan Pacifique Sud jusqu’à Melbourne puis finalement, ne plus se rendre sur Perth et faire demi-tour en direction du Queensland. Pourquoi ? Pour des raisons évidentes de climat hostile incompatible avec notre garde-robe estival. Et oui, nous avons vite réalisé que l’été était sur le point de se terminer dans la moitié sud de l’Australie et que plus on descendait dans le sud plus ça caillait… Donc, nous avons décidés de faire les visites incontournables dans les Etats du New South Wales et du Victoria et que par la suite nous irions nous mettre au chaud du côté de l’extrême nord du Queensland.

Trois jours après avoir quitter la Gold Coast, nous voici arrivés à Sydney sans logement un vendredi après-midi veille du concert historique d’ACDC !!! Objectif n°1 : trouver un McDo pour se dénicher un hébergement à prix cassé sur internet. Et comme très souvent, c’est quand on cherche quelque chose, qu’on ne le trouve pas. Résultat, nous suivions les panneaux de signalisation indiquant la « City » et nous nous sommes retrouvés en voiture nez à nez avec l’opéra de Sydney sur la baie !!! Ça, c’est fait ! Nous avons finalement trouvé notre McDo pour apprendre que le moindre backpacker/hôtel/camping miteux de Sydney était complet pour le week-end à cause du concert d’ACDC. Rrrrrrrrrr… comme quoi on aurait dû suivre les actualités locales ! On réussit tout de même à se dégoter un motel pour la nuit à 40 minutes de la ville puis pour des raisons évidentes, nous décidons donc de reporter notre visite de Sydney au lundi qui suit quand tous les fans d’ACDC auront quitté la city.

A 65 km de Sydney, à l’intérieur des terres, commencent les contreforts des Blue Mountains qui s’élèvent jusqu’à 1100 mètres d’altitude. La légère brume bleutée qui flotte au-dessus des vallées provient de l’évaporation des eucalyptus et donne son nom aux célèbres montagnes. C’est donc dans ce cadre majestueux que nous avons passé notre week-end faute de pouvoir rester sur Sydney. En suivant la Scenic Drive, nous avons pu admirer des paysages vertigineux depuis différents points de vue et nous immerger dans le bush le temps d’une ballade vers les Leura Cascades. La principale attraction des Blue Mountains est la formation rocheuse appelée les Three Sisters. Une légende aborigène veut que trois sœurs aient été transformées en pierre par leur père afin de les protéger des avances de trois jeunes hommes, mais le sorcier serait mort avant de pouvoir les désensorceler. Niveau hébergement, nous avons passé une nuit inoubliable dans un backpacker aux allures de Shining. Il y avait tout juste la place pour le lit double dans notre chambre toute minuscule. Je crois bien que la mansarde de Princesse Sarah était plus confortable…

Ressourcés, nous sommes de retour à Sydney en ayant pris soin de réserver 2 nuits en dortoir (chambre de 6 personnes avec lits superposés) dans le backpacker le moins cher de la ville situé à Bondi. En entrant pour la première fois dans la chambre ou plutôt dans la cellule, on tombe sur notre camarade de chambre qui était complètement à poil entrain de se changer. Les présentations sont faites ! Le soir même, on va se coucher et on surprend l’autre couple qui partageait la chambre avec nous en pleine action. Oups !!! Le lendemain, on fait la connaissance de notre dernier compagnon de cellule allongé sur son lit dans un sal état entrain de décuver de sa soirée et empestant l’alcool ingurgité la veille. Et je ne vous parle pas de la moquette qui puait la pisse, le couloir qui puait les pieds, du mec qui gerbe dans les chiottes pendant que vous êtes entrain de vous doucher, de la goutte au menton de Guigui, etc, etc… En résumé, un séjour dans un backpacker, c’est un grand moment de convivialité. Faute d’être charmant, c’est quand même bien marrant !!! De toute façon, avec les visites au programme, on n’y sera que pour dormir. Nous partons donc à la découverte du cœur de Sydney sous un soleil de plomb. Premières impressions : la ville est bruyante, il y a un nombre ahurissant de chinois et l’on entend parler français à tous les coins de rue. Comme Brisbane, l’architecture de Sydney est un mélange d’immeubles modernes et de bâtiments historiques de style victorien. Nous nous dirigeons vers la baie de Sydney Harbour en passant par Circular Quay, anse d’embarquement pour les ferrys et rive très animée où fourmillent restaurants chics et bars tendances avec vue sur la baie, les buildings et le Sydney Harbour Bridge. A cet instant, loin du bruit assourdissant de la circulation de Sydney et profitant du panorama, nous sommes conquis par le lieu. Un peu plus loin à l’extrémité de la jetée, se dresse le célèbre Sydney Opera House. Petite déception car on s’imaginait l’opéra plus imposant mais il est vrai que l’originalité de son architecture et son emplacement plutôt inédit en font un monument à ne pas rater. Nous filons ensuite nous balader dans le quartier historique des Rocks (lieu de résidence des premiers colons) où se tient un marché en plein air et où il y a un grand nombre de boutiques aux devantures anciennes ainsi qu’une quantité de pubs. Le tout donne aux Rocks un air de quartier à l’européenne. Après tous ces kilomètres parcourus dans le centre-ville, retour dans la localité de Bondi où se situe notre backpacker. Bondi est la reine des plages de la ville à seulement 15 minutes du CBD où se donnent rendez-vous tous les « djeuns » et travellers de Sydney. Autant dire tout de suite que la plage était bondi… euh bondée !!! Ah, ah ah, jeu de mot pourri !!! La plage en forme d’arc bordée par les commerces et habitations nous a rappelé la plage de San Sebastien en Espagne. Pour terminer la journée, nous sommes allés contempler de nuit le défilé illuminé du Nouvel an chinois dans les rues de Sydney.

Le lendemain, en overdose de visites, nous sommes allés nous relaxer à la plage de Manly pour la demi-journée après avoir déguster un breakfast en terrasse. Puis, nous nous sommes rendus à l’ouest de la ville à Darling Harbour, immense parc touristique aménagé le long de Cockle Bay où se trouvent marina, fontaines, sculptures, musées, aquarium, cafés, bars et restaurants ainsi que le monorail qui traverse les deux rives dans les airs. Enfin, nous avons terminé par une promenade dans le Chinatown au plus grand bonheur de GuiGui !

Notre troisième jour à Sydney a été expéditif car nous avions pas mal de route devant nous. Je tenais absolument à faire mon p’tit tour de monorail avant de partir. Donc nous avons garé la voiture à un bloc de la station, pris le chemin à pied du monorail et sommes tombés face à face avec un groupe de fans d’ACDC (portant fièrement leurs t-shirts du concert) qui nous ont lâché leurs tickets journée dont ils n’avaient plus l’utilité. Nous avons fait notre p’tit tour gratos d’une durée d’à peine 10 minutes et nous sommes retournés à la voiture pour quitter Sydney. Finalement, le concert d’ACDC n’aura pas eu que du mauvais !!!

S’il y a bien un lieu incontournable sur la côte entre Sydney et Melbourne c’est sans aucun doute Jervis Bay ! D’une beauté à couper le souffle, ce parc national bordé de plages paradisiaques est l’un des joyaux du New South Wales. Jervis Bay est réputée pour avoir les eaux les plus claires et les sables les plus blancs du monde. Pressés par la route, nous n’avons fait qu’une halte trop courte de quelques heures. On espère bien pouvoir y retourner lors d’un week-end pour prendre le temps d’apprécier ce site spectaculaire.

C’est donc sur la route de Melbourne que nous avons pris conscience que dans cette partie de l’Australie l’été touchait à sa fin. Après 2 nuits à littéralement crever de chaud dans le backpacker de Sydney, nous voici à dormir 2 nuits en caravane à se les geler comme jamais depuis que nous résidons dans l’hémisphère sud. Nous en sommes même venu à chauffer la caravane avec le four tellement qu’on se les caillait. Quasiment 3 jours de route et nous arrivions à Melbourne, capitale de l’état du Victoria. Cette fois-ci, pas de concert d’ACDC ni de manifestation particulière au programme, nous avons donc pu nous loger facilement dans un mobile-home pourri situé l’extérieur de la ville et secoué la nuit par les opossums. La visite de Melbourne a été bouclée en un peu plus d’une demi-journée. L’architecture de la ville est le reflet de son multiculturalisme : les immeubles de style victorien côtoient les buildings et les constructions futuristes. Les voitures doivent partager les rues de la ville avec les tramways. Il est fréquent de devoir rouler sur leurs rails et d’atteindre que le feu passe au vert derrière un tramway. C’est un peu perturbant les premiers kilomètres. Melbourne est une capitale pleine de vie où il se passe toujours quelque chose. Comme toutes les grandes villes d’Australie, les plages ne sont pas très loin du CBD. Nous avons donc fait un détour par le quartier branché de bord de mer de Saint Kilda, banlieue animée très charmante. La plage principale de Melbourne n’est néanmoins pas très attrayante ressemblant plutôt à un grand marécage nauséabond.

Le lendemain nous quittions Melbourne en direction du sud/ouest et de la Great Ocean Road. Surnommée « the Great Bitumen Sea Snake » (le grand serpent de mer en bitume), cette route légendaire zigzague le long de vertigineuses falaises creusées par les vagues et les marées surplombant d’immenses plages océaniques. D’une distance d’environ 300 km, la route touristique longe quantités de points de vue insolites dont l’incontournable panorama des 12 apôtres ; formations rocheuses isolées au milieu des flots et érodées par l’océan au cours des siècles. Malheureusement, nous n’avons pas pu pleinement profiter de notre escapade un brin gâchée par la pluie et les nuages mais l’observation sur la route de koalas à l’état sauvage nous a vite consolés. J’ai envie de vous dire qu’il était temps d’en apercevoir car nous commencions à se demander si les koalas en liberté sur les terres australiennes n’étaient pas un mythe pour attirer les touristes. Parce qu’en 6 mois d’excursions, de trajets en voiture et de ribambelle de panneaux de signalisation avertissant de la présence des koalas, nous n’avions toujours pas eu l’occasion d’en entrevoir un seul dans la nature. A présent, c’est enfin chose faite !

 

Refroidis par des températures dignes d’un mois d’octobre, c’est à l’occasion de cette journée sur la Great Ocean Road que nous avons eu la certitude qu’il était temps pour nous de faire demi-tour et d’aller très vite se mettre chaud dans la ville de Cairns située dans l’extrême Nord du Queensland à 1800 km de la Gold Coast. Après une étape repos de 5 jours à Miami Beach, notre ancien lieu de résidence fixe, nous avons repris la route pour quelques jours supplémentaires afin d’atteindre notre nouvelle destination. Au fil des kilomètres, les paysages étaient de plus en plus tropicaux et la chaleur devenait limite étouffante. Nous avons passé notre première nuit à Rockampton « capitale nationale du bœuf », l’incarnation de la ville rurale australienne où l’on compte plus de 2 millions de vaches dans un rayon de 250 km alentour. Nous en avons donc profité pour déguster une bonne viande rouge au Great Western Hotel, pub-restaurant tout droit sorti d’un western.

 

Le lendemain, changement de cadre pour une nuitée en tente à Airlie Beach, porte d’entrée des Whitsunday Islands. Sorte de Tahiti australienne, cet archipel d’îles paradisiaques est bordé d’eaux turquoises et des récifs de la Grande Barrière de Corail. Pour l’heure, nous n’avons pas les moyens, ni le temps de partir en excursion à bord d’un voilier mais ce n’est juste qu’une question de patience… En arrivant à Airlie Beach, nous avons piqué une tête au lagon (genre d’immense piscine gratuite) dans l’intention de nous rafraichir. Objectif raté car l’eau était encore plus chaude que la température extérieure. Dans notre camping, nous avons fait la rencontre nocturne d’un opossum gentiment planqué dans la cuisine commune. On s’en ai approché juste le temps de prendre la photo souvenir !

 

Après une étouffante nuit en tente et un réveil au bord de l’asphyxie, il ne nous restait qu’une journée de voyage en voiture à traverser les immenses champs de cannes à sucre avant d’atteindre Cairns. Deux heures avant la ligne d’arrivée, nous nous sommes arrêtés à Mission Beach pour nous donner un avant-goût des plages sur lesquelles on va pouvoir lézarder au soleil dans la région. Autant dire que nous ne sommes pas déçus du petit aperçu. L’océan est brulant, la plage est bordée de cocotiers et de palmiers et la forêt tropicale flotte littéralement sur l’eau au large. Seul hic, la baignade est strictement interdite en raison de la présence des Saltwaters (crocodiles d’estuaires) et d’espèces de méduses pouvant être mortelles pour l’homme ! Heureusement, les australiens ont prévu le coup et ont aménagé des zones de baignade protégées par des filets. Ce coup-ci, pas le temps de poser la serviette et de jouer avec un croco car nous devons être sur Cairns avant la tombée de la nuit.

 

Après avoir parcouru 7000 km au total (nous avons fait quand même un très grand détour par le sud!), nous voici enfin arrivés à Cairns, ville où l’on prévoit de s’installer pour nos derniers mois en Australie. Tout est à refaire : recherche de colocation et distribution de CV. Mais pour l’heure, on va se reposer de notre long voyage dans un p’tit bungalow plutôt coquet !

 

Epilogue bison futé :

Le plus grand paradoxe de l’Australie est la très grande pauvreté des infrastructures autoroutières. Pour un pays qui fait 14 fois la France, l’Australie ne possède aucunes autoroutes hormis aux abords des capitales et le tronçon reliant Melbourne à Sydney par les « terres ». Le réseau routier australien est donc composé quasi-exclusivement de routes nationales traversant champs, plaines, forêts d’eucalyptus, villes mortes ou le néant !!! Il faut également être très prévoyant pour le carburant car les stations services sont parfois une denrée rare et il serait con de se retrouver en panne d’essence au milieu de nulle part et finir manger par les kangourous (surtout que nous avons déjà une anecdote pas très glorieuse à ce niveau là !!!) Les distances à parcourir entre les capitales sont décuplées et il faut conduire en prenant soins d’éviter les kangourous morts écrasés au bord de la route, les énormes nids de poule et les camions « over-size » roulant à grande vitesse. Les trajets ne sont pas de tout repos mais cependant, ils sont loin d’être soporifiques ! Par contre, le point plus que positif pour notre porte-monnaie est que toutes les routes sont totalement gratuites. Pour conclure, il s’agit là d’un constat relatif à l’état des routes de la côte Est (territoire le plus peuplé d’Australie) ce qui nous permet de prendre conscience que l’on ne s’aventurera pas dans l’Outback (cœur rouge de l’Australie) avec notre Toyota Commodore.

Par LoLo & GuiGui
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 05:23

Comme le dit le proverbe, pas de nouvelles, bonnes nouvelles !!! Sur la route depuis plus d’un mois, il a été difficile de tenir à jour le blog. A présent, nous sommes « réinstallés » sur Cairns et nous pouvons en profiter pour vous faire un p’tit récit détaillé de nos dernières aventures australiennes.

CIMG6860--800x600-.jpgDepuis la publication du dernier article et pour ceux qui ne seraient pas au courant, Guigui a pu enfin gouter aux joies de la vie active sur le Gold Coast en tant que serveur dans le même restaurant français où je travaillais. Pendant plus d’un mois, nous avons travaillé en couple : je prenais les commandes avec une autre collègue et Guigui faisait quasiment tout le reste (amener les cartes, servir l’eau, préparer les boissons, amener les plats, débarrasser, redresser les tables etc…) !!! Pour ses débuts en tant que serveur, on peut dire qu’il n’a pas eu la vie facile surtout que j’étais sa chef (oui oui on peut dire ça comme ça !) et qu’il devait travailler sous mes directives… ce fût tellement jouissif pour moi !!! Malgré toutes ces difficultés, il s’est super bien débrouillé et les clients n’ont pas eu à assister à une scène de ménage en plein service ! Il faut savoir que Guigui se faisait appeler « G » au resto (phonétiquement dji !) étant donné que la plupart des anglophones n’arrive absolument pas à dire le prénom Guillaume. Si vous n’arrivez pas à vous imaginer un australien essayant de dire Guillaume, pensez simplement à la scène du film Rrrrrr des Robins des bois quand tous les Pierre tentent de prononcer le prénom « Gui » de Marina Fois. Et bien c’est exactement comme ça à chaque fois que GuiGui se présente ! Bref, nous avons donc formé une équipe de choc jusqu’à fin janvier pour ensuite profiter de 15 jours de vacances en compagnie des 3 blanbecks français venus nous rendre visite : Auré dit Cohen ;-), Biglotte alias Jean-Paul Caméra et l'incontournable Chaouin.

L'équipe du resto  
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Au programme de ces vacances, un p’tit roadtrip de 500 km à bord de la Toyota Commodore chargée à bloc en direction du Nord. Pour immortaliser ce séjour, nous avons la chance de pouvoir compter sur les talents du réalisateur Jean-Paul Caméra, le meilleur pour filmer les paysages mais incontestablement le plus nul en reportage animalier. A croire que les animaux sentaient sa présence et se planquaient à son passage !!! Première étape du Roadtrip, débarquement en ferry sur l’île de North Stradbroke Island pour un séjour de 3 jours en bungalow à 30 mètres d’une plage déserte paradisiaque. Surnommée Straddie par les habitants, l’île est bordée de plages de sable blanc et d’eaux turquoises tandis que le centre de l’île est parsemé de lacs d’eau douce dissimulés dans le Bush. L’océan étant à une température idéale, les activités principales ont été la bronzette et quelques sessions de bodyboard au large pour appâter les requins sous la surveillance assidue d’Auré (de la plage) et de Chaouin (l’eau à hauteur des chevilles ;-)) !!! Nous avons aussi parcouru l’île en voiture à la découverte du Brown Lake (lac bordé d’arbres à thé au feuillage brun qui lui donnent sa couleur et son nom), de la plage de Eighteen Mile Beach complètement sauvage infestée de méduses et de taons plutôt très coriaces. Nous sommes également parti faire deux p’tites marches dont l’une avait pour objectif d’apercevoir des kangourous et l’autre des dauphins, requins et raies Mantas. Mais avec la présence de Jean-Paul Caméra autant dire que c’était perdu d’avance ! Nous avons quand même pu observer 2 énormes goannas (très gros lézard) ce qui a permis à Jean-Paul caméra d’avoir un super plan de la faune de Stradbroke Island !!! Ceci dit, heureusement qu’un deuxième goanna s’est montré car le premier s’était barré à l’approche de JP Cam !!! Sur l’île, le soir venu, il faisait nuit noire et nous étions entourés de chauves-souris roussettes, crapauds, geckos, araignées, opossums, et de bien d’autres métabolismes non-identifiés. Auré a dormi comme un p’tit bébé !!!

Après 2 nuits sur Stradbroke Island, retour sur l’île continent pour une autre nuitée en bungalow et la visite de l’Australia Zoo le lendemain. Le propriétaire du camping où nous avons passé la nuit possédait deux perroquets enfermés en cage près de la réception. L’un était assez bavard, on s’est bien marrer pendant ½ heure à le faire parler pour permettre à Jean-Paul Caméra d’avoir un autre plan animalier. Après une nuit douillette dans un bungalow 4 étoiles, direction l’Australia Zoo (le plus grand zoo d’Australie) pour la rencontre tant attendue par nos 3 blanbecks avec les kangourous et les koalas. A peine arrivé, une employée se baladait à l’entrée du parc avec un bébé alligator à la main. Arrêt photo obligatoire. Puis nous avons vu tortues géantes, dragons du Komodo, éléphants, échidnés, un show de crocodiles et de tigres, oiseaux et perroquets, un diable de Tasmanie (tout endormi), Wombats, Red pandas (complètement inertes), serpents, Emeus, Casoars, kangourous et koalas etc… Faute de pouvoir filmer les animaux à l’état sauvage, Jean-Paul Caméra a pu s’en donner à cœur joie au zoo !

A la fin de la journée, direction une villa tout confort pour 3 jours en plein cœur de Noosa, cité balnéaire de la Sunshine Coast. Malheureusement, la météo d’humeur pluvieuse nous a permis de profiter que d’une seule journée de plage mais on s’en est contenté car le meilleur du roadtrip était à venir.

Fraser Island, île que les aborigènes appellent à juste titre « K’Gari » qui signifie paradis est une gigantesque langue de sable de 120 km de long et 15 km de large née de 800 000 ans de dérive littorale. Aujourd’hui plus grande île de sable au monde classée au Patrimoine Mondiale, Fraser Island est parsemé de forêts humides, de quelques 40 lacs et de dunes de sable blanc pouvant atteindre 224 m de hauteur. C’est donc dans ce décor de rêve que nous avons été lâchés pour 2 jours de self-drive safari à bord de notre 4X4 Landcruiser loué pour l’occasion. Il faut savoir que sur l’île toutes les routes sont des pistes de sable en plein milieu de la forêt tropicale ou bien, des plages transformées en autoroute des sables, ou parfois même des plages transformées en piste d’atterrissage pour avion. Conduire un 4X4 en terrain délicat implique donc quelques notions techniques qui nous ont été enseignées en 45 minutes en anglais. Personne n’ayant assimilé la partie la plus importante çàd comment verrouiller les 4 roues motrices, nous nous sommes retrouvés embourbés sur la plage après seulement avoir parcouru 500 mètres. Par courtoisie, je tairais le nom de la personne qui conduisait à ce moment-là même si elle n’a absolument rien à se reprocher ! (bon ok c’était moi !) Auré, Biglotte et moi essayions de désenliser le 4X4 en dégageant les roues et en évitant les attaques des taons tandis que GuiGui était au volant en pleine transpirade les vitres fermées pour éviter de faire rentrer les taons dans la voiture. Pendant ce temps, Chaouin était tranquillement entrain de tester la température de l’océan !!! En tous cas, il n’y avait rien à faire, on ne pouvait pas se sortir de cette galère malgré tous nos efforts jusqu’à qu’un jeune australien tout bodybuildé viennent à notre secours en enclenchant simplement le mode 4X4 et les touristes « blueboys » que nous sommes étaient sortis d’affaire ! Après cette petite mésaventure, on a repris la route des sables et plus rien ne nous faisait peur : pointe à 80km sur la plage, conduite façon rodéo sur des énormes racines d’arbres, franchissement de ruisseaux, abatage de branches d’arbre nous barrant la route, passage de la marche-arrière au lieu de la 5ème ;-), etc… Nous avons donc exploré l’île et ses trésors avec une préférence pour le McKenzie Lake, spectaculaire lac à l’eau limpide d’un turquoise éclatant et au sable fin extraordinairement blanc. Autre temps fort, la rencontre avec les dingos, chiens sauvages venus se rafraîchir sur la plage.

Pour terminer le roadtrip, nous avons fait un stop sur la route du retour à Tin Can Bay dont l’attraction locale est le nourrissage quotidien de dauphins sauvages au port. Depuis des années, les deux mêmes dauphins viennent tous les matins à heure précise et au même endroit réclamer leur ration de poissons. Et effectivement, cela doit faire de lonnnnnngues années qu’ils ont leurs habitudes car les pauvres dauphins n’étaient plus tous jeunes et portaient sur eux les marques et cicatrices d’une vie marine bien agitée.

De retour sur la Gold Coast, nous avons profité tranquillement des quelques jours de plage qui restaient à nos p’tits frenchies et nous avons expérimenté un cinéma de luxe appelé La Gold Class !!! La salle et l’écran sont de taille moyenne mais les fauteuils en cuir installés par pair sont immenses et inclinables à 180°C. Ils sont dotés d’une petite tablette légèrement éclairée qui vous permet de déguster les plats et boissons (par exemple une bonne bière fraîche !) que vous avez préalablement commandés au bar avant le début de la séance. Vous pouvez même préciser à quel moment vous désirez être servi : première, deuxième ou dernière demi-heure du film !!!

Voilà, après tous ces moments inoubliables c’est donc les larmes aux yeux que nous avons conduit nos p’tits blanbecks devenus black à l’aéroport de Brisbane la tête pleine de souvenirs !!! Nous sommes maintenant impatients de pouvoir visionner le montage vidéo de Jean-Paul caméra et surtout ses plans animaliers… n’est-ce pas Biglotte ???

Par LoLo & GuiGui
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 10:47

Si ce petit silence radio a provoqué quelques inquiétudes chez certains d’entre vous, rassurez-vous, tout va pour le mieux, c’est juste que les plages australiennes ne sont pas encore équipées de connexions wifi !!! On profite de cette journée plutôt couverte pour vous donner des nouvelles « chaudes » en direct de la Gold Coast. Et oui, finalement nous n’avons pas déménagés et nous résidons toujours sur la Gold Coast où nous y sommes vraiment bien. Après une p’tite escapade d’une journée sur la Sunshine Coast (à peine 10 heures de voiture A/R !), nous avons fait demi-tour décidés à rester sur la Gold Coast encore quelques temps. Ce n’est pas que les paysages de la Sunshine Coast nous ont déçus, bien au contraire, on a pu découvrir un autre visage de la côte Est australienne, plus sauvage avec une nature davantage préservée ; mais l’apparence trop paisible des lieux nous a un peu effrayés. Notre idée était de nous installer dans la ville de Noosa Heads, petite cité balnéaire vraiment très charmante mais malheureusement trop prisée par les familles et les retraités à notre goût. Ce n’est finalement pas le lieu de vie idéal pour des « d’jeuns » comme nous !!! Par contre, on compte bien y retourner pour passer quelques jours de vacances en toute sérénité. Pour la p’tite anecdote, lors de cette journée, nous avions planifié une visite d’une maison meublée avec 2 chambres à Rainbow Beach. Le loyer était à peine de 200 dollars par semaine (très bon marché ici). Après une heure de route au milieu de nulle part dans le bush australien (un paysage inimaginable cf. album photos Rainbow Beach), nous avons vite compris pourquoi le loyer était si abordable. Nous sommes arrivés dans une ville fantôme avec une seule rue commerçante d’une longueur de 100 mètres : un restaurant, quelques snacks, une épicerie, 4 passants dont nous deux. Juste de quoi survivre une semaine avant de se tirer une balle dans la tête !!! Pourtant, la plage était vraiment magnifique. Mais après une demi-heure passée à Rainbow Beach, on sombrait presque déjà dans un état dépressif d’où l’impossibilité de vivre ici pour 4/5 mois !!!

Nous sommes donc retournés sur la Gold Coast assurés de vouloir s’y installer encore pour « a couple of months » et déterminés à se trouver un job dans le coin. Ce qui fût chose très rapide pour moi car j’ai trouvé un boulot de serveuse le lendemain dans un resto français plutôt classe Le Bistro Blanc à Broadbeach (http://www.bistroblanc.com.au). Enfin, le resto a de français que le nom car le contenu des assiettes c’est plutôt du n’importe quoi. Les seules spécialités françaises disponibles sur la carte sont la soupe à l’oignon, la bouillabaisse que je n’avais pas du tout reconnue la première fois où je l’ai servie et les escargots même pas cuisinés au beurre d’escargots ! Et il ne propose même pas de foi gras à la renommée internationale ! Faut préciser que le resto est tenu par un égyptien et que le chef est néo-zélandais, pas très frenchi tout ça ! Mes premiers jours de boulot ont étaient plus qu’ennuyeux car mon travail consistait à faire du rabattage à la porte du resto pendant 3H et installer les clients à leur table. Autant vous dire que je me faisais extrêmement et longuement ch**r !!! Ça a été marrant 30 minutes. Depuis, j’ai pris du « grade » et je suis passée en salle où j’ai pu faire mes preuves ou plutôt mes premières conneries : oublié de prendre la commande d’un client, me gourer dans les numéros de tables (c’était ma spéciale en France donc c’est pas étonnant), demander la note pour la mauvaise table, etc… hi hi hi !!! Heureusement que je me suis mis le patron et le chef dans la poche histoire de ne pas me faire gueuler dessus !!!! C’était le stresse du premier service, depuis, j’ai fait des progrès et je me suis bien rattrapée. Le point négatif c’est que je fais à peine une dizaine d’heures par semaine. A ma demande insistante et d’après le patron, je devrais passer à un contrat de 30H d’ici 2 semaines sauf que ça va faire bientôt un mois que j’attends et que je ne vois toujours rien venir. C’est pour ça que depuis le week-end dernier, j’ai accepté un nouveau poste de serveuse dans le restaurant d’un Resort **** à Currumbin Beach où je travaille le week-end pour les breakfasts (http://www.point.com.au/welcome/page1.php). Pour l’instant, mes 2 plannings concordent parfaitement mais je risque de travailler également le midi et /ou le soir à Currumbin, ça va peut être finir par coincer à l’approche de la saison touristique… Pour finir, la plupart du temps je suis payée à rien faire étant donné que les restaurants australiens emploient 2 ou 3 fois plus de serveurs qu’en France. C’est incroyable tout l’argent qu’ils perdent. Les soirs de week-end, nous sommes 5 serveurs + le patron à la caisse pour faire un service de 50 couverts. Je suis loin d’être débordée mais du coup le temps passe très lentement.

Etant donné que je monopolise le marché de l’emploi sur la Gold Coast, Guillaume a plus de mal à trouver un job. C’est pourtant pas faute de motivation et de candidatures spontanées. Il a du répéter plus d’une centaine de fois : Hello, My name is Guillaume. I’m looking for a job etc… mais toujours aucun appels malgré sa « passion for hospitality » et ses « strong customer service skills » ainsi que ses expériences en tant que « waiter », « dishwasher » ou « kitchen hand » !!! Et oui, on a bien bidonné son CV pour mettre toutes les chances de son côté. Mais il ne se décourage pas le p’tit Guigui. Et pendant que je suis au boulot à me tourner les pouces, ils se passent des choses étranges à la maison… Alors que Guillaume était avec notre coloc Chilien (Félipé) entrain de boire tranquillement l’apéro sur la terrasse, le coloc brésilien (Mo, 41 ans) est venu les chercher pour leur proposer une avant-première dans le garage de son show tours de magie, casse-tête et percussions ! Apparemment, la représentation était plus comique qu’impressionnante étant donné que Mo foirait ces tours les uns après les autres tout en faisant son show super sérieusement. Ensuite, le spectacle s’est achevé par un cours de percussions lors duquel GuiGui et Félipé ont du mettre des chapeaux et taper en rythme sur des timbales et des djembés en suivant les instructions de Mo toujours aussi sérieux. Mo est même allé jusqu’à leur proposer de monter une troupe pour jouer dans la rue. Je vous laisse imaginer les barres de rire et les moments de malaise que se sont tapées Félipé et GuiGui pendant ce cours particulier. C’est dans ces moments là qu’on se dit qu’il n’y a que loin de la France qu’on peut se retrouver dans ce genre de situation ! Dans le même style, samedi dernier, on a organisé une p’tite boom à la maison avec une quinzaine de sud-américains : c’était tropical hopkins et reggaeton party et ça s’est terminé en concours de skate ! C’était une soirée bien sympathique.

Côté faune australienne, il y a un mois de ça on a vu 4 dauphins jouant dans les vagues à 2 mètres du bord de la plage de Point Danger à Coolangatta (plage sans filet de protection). C’était vraiment magique ! Sauf que si les dauphins approchent de si près la côte cela signifie que les requins ne sont pas bien loin. Ce matin encore, on lisait un article au sujet des filets de protection anti-requins sur la Gold Coast. Et bien selon un expert, il y aurait beaucoup moins de touristes dans l’eau s’ils étaient informés du mauvais état des filets. Et s’il n’y a pas eu d’attaques de requins récemment ce n’est juste qu’une question de temps et de chance !!! OK, désormais on ira se baigner à la piscine municipale ! Dans le même registre, la semaine dernière, nous avons fait notre première ballade dans le bush au Springbrook National Park où nous avons fait la rencontre d’une araignée monstrueuse dans les toilettes publiques : mi-mygale, mi-crabe ! Vraiment flippante (cf. album photos Springbrook National Park). On reste donc toujours sur nos gardes que ce soit sur la terre ferme ou dans l’eau…

NB : Nouvelles photos en ligne dans les albums photos Currumbin Beach et Welcome to the Paradise !

Par LoLo & GuiGui
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 15:35

La semaine dernière, nous sommes partis direction la réserve animalière de Currumbin Wildlife Sanctuary pour enfin aller saluer les kangourous et les koalas (cf. album photos Australian Wildlife). Nous étions comme des vrais gamins émerveillés par la moindre créature que l’on pouvait observer. On a réussi à prendre plus de 300 photos en seulement 3H de visite !!!

Un des moments inoubliables de la journée est bien entendu la rencontre avec les wallabies et les kangourous qui sont en liberté dans le parc. Nous avons passés une bonne heure à emmerder le moindre kangourou que l’on apercevait !!! Nous avons vu une fillette de 5 ans se prendre un bon coup de patte par un kangourou. On s’est fait attaqué par un p’tit kangourou hargneux qui ne voulait plus nous lâcher, on a failli le ramener à la maison !!! Il y avait même un kangourou clodo qui faisait les poubelles !!! Et pour finir, nous avons pu assister à une p’tite bagarre générale entres kangourous en fin de journée.

Les Koalas ressemblent vraiment aux Ewoks de Star Wars (woudiiiiii !!!), de vraies peluches vivantes !!! Ils passent 20H de leur journée à dormir en équilibre dans les arbres (on se demande encore comment ils font pour ne pas tomber de leurs branches) et 4H par jour à manger des feuilles d’eucalyptus. Trop dur la vie d’un koala !!! Bien entendu, avant de partir du zoo, nous avons fait la photo souvenir avec un p’tit koala de 3 ans qui s’appelait « ????? », on n’a pas compris son prénom en fait !!! 16$ pour 2 minutes inoubliables et une photo souvenir, on le refera sans hésiter. On aurait bien aimé le kidnapper !!!

Toyota Commodore Holden blanche, année 1993, 150 000 KM, boîte semi-automatique, jantes alliages, son dolbi-surround !!! Voici le descriptif de notre voiture australienne dont nous avons fait l’acquisition pour 2 000$ la semaine dernière. La voiture de beauf par excellence : volant géant avec housse de protection, housses de sièges en laine de mouton à l’avant, 2 postes radios avec installation incroyable de 2 enceintes de chaine hi-fi au pied des passagers arrières (super pratique !). Ils nous manquent plus que les néons et les chiens sur la plage arrière pour être au top de la beauf attitude !!! Enfin, ce qui compte c’est que la voiture roule et elle est en super état. Evidemment, nous avons déjà quelques péripéties à vous raconter suite à l’achat de notre voiture car Pierrot (Guigui) a encore fait des siennes !!!!! Commençons par l’anecdote la moins dramatique… pour nous. Par une belle après-midi ensoleillée, nous roulions tranquillement en direction de la maison quand nous avons aperçu un attroupement d’oiseaux « inconsciemment » planté en plein milieu de la route. Nous pensions alors qu’ils allaient tous s’envoler à l’approche de notre voiture comme le ferait n’importe qu’elle oiseau français. Malheureusement, ils ne se sont pas du tout envolés… et un pauvre malheureux oiseau est passé sous les roues de la Commodore !!! Couic… s’en était fini pour lui. (Le pire c’est que ce n’était même pas un de ces vilains Magpie, ce qui aurait permis à Guigui de se venger de toutes les attaques qu’il a du endurer.) « Sous le choc », nous avons donc fait marche arrière pour voir s’il était encore temps de faire du bouche-à-bec à notre victime et dans la manœuvre, nous avons écrasé son pote qui était en train de le réanimer : « NFS, chimie, IONO » !!! Nonnnn, trêve de plaisanterie. Nous avons donc fait qu’une pauvre victime ; une fois revenus sur les lieux du tragique accident on a tout tenté pour le sauver mais il était déjà trop tard. Et nous avons pris la fuite comme des criminels !!!! La seconde anecdote est tout aussi marrante surtout quand vous allez lire la chute de l’histoire. Par une belle matinée ensoleillée, Guigui était sur la route pour venir me chercher au boulot quand la voiture se mit soudainement à brouter et s’arrêta net sur la file de droite de la Gold Coast Highway : c’était LA PANNE D’ESSENCE !!! Pas de téléphone portable sur lui pour appeler des renforts, personnes aux alentours pour lui venir en aide (les australiens le klaxonnaient, se foutaient de lui mais aucun n’est venu l’aider !), il y avait juste la Commodore (une bonne grosse berline), Guigui, sa patience légendaire et la force de ses bras pour pousser la voiture et se sortir de cette sacrée galère !!! Pour essayer de faire court, la suite de l’aventure c’est que Guigui gara donc la voiture le long de la route. Il ne pensa pas tout de suite à la panne d’essence car il n’y a pas de voyant pour indiquer que le réservoir est à sec et la jauge n’était pas au plus bas. Il prit le premier bus pour venir me chercher à mon travail car il n’avait aucun moyen de me joindre. Après une bonne heure de bus à stresser et prier pour que la voiture ne se soit pas à la fourrière ou accidenter par un autre véhicule ou irréparable, nous sommes revenus tous les deux à la voiture avec l’idée en tête de la possible panne d’essence. Pendant que je gardais la Commodore, Guigui est allé chercher de l’essence à la station service qu’on pensait être la plus proche. 40 longues minutes plus tard, Guigui est revenu tout transpirant, la plante des pieds brûlée (il a couru 3km aller-retour pieds nus). Nous avons rempli le réservoir d’essence avec notre bidon qui en foutait de partout sauf dans l’entonnoir, heureusement la voiture a démarré. Quel soulagement ! Puis nous avons fait demi-tour au bout de la rue et nous sommes tombés nez à nez avec une station essence qui se trouvait donc à 200 petits mètres du lieu de la panne !!!!!!! On vous laisse imaginer nos têtes à cet instant. Complètement décomposées !!! En fait, nous étions tellement pressés de sortir de cette galère que nous n’avons même pas demandé au commerçant d’à côté où se trouvait la station service la plus proche. Des vrais blueboys !!! En tous cas, on retiendra une leçon de cette mésaventure : toujours réfléchir avant d’agir surtout en Australie.

Côté plage, nous avons pu bien en profiter depuis dimanche dernier et admirer de splendides panoramas (cf. albums photos Point Danger, Currumbin Beach et Carabita beach). Une plage paradisiaque différente tous les jours. L’été approche, il fait donc de plus en plus beau et de plus en plus chaud. 30°C à l’ombre aujourd’hui. A peine 3 jours de plage et on est black, blook, blacken !!! Le soleil tape tellement qu’on a déjà terminé notre flacon de crème solaire acheté ce week-end. Nous allons passés au format familial, ce sera plus économique. Comme on vous l’avait peut être déjà dit, le soleil se lève à 5h du matin et c’est entre 6H et midi que le temps est le plus agréable (chaleur et pas de vent). A savoir, que les australiens semblent être des lèves tôt. A 7H du mat’, ils sont déjà tous en famille à la plage à faire des châteaux de sable, les papas et les enfants se font une ballade à vélo, les surfeurs sont dans l’eau attendant la bonne vague, les joggeurs courent sur la baie enchainant les kilomètres, etc… Quand nous avons vu ça pour la première fois, on a instinctivement vérifié l’heure sur nos montres tellement qu’ils sont déjà tous en activité. Du coup, on se met à notre façon au rythme de vie australien. A 9H du matin, on est déjà sur la plage en train de se faire dorer la pilule profitant des meilleurs rayons de soleil de la journée.

Le programme de la semaine à venir, c’est que nous allons déménager d’ici 10 jours pour nous installer sur la Sunshine Coast (plus au nord, à 3H d’ici) à la recherche de l’authenticité !!!! Un littoral plus sauvage, une côte moins urbanisée et de nombreux coins de paradis à visiter. De plus, la Sunchine Coast est une région agricole très développée. Donc, si nous ne trouvons pas de boulot rapidement dans la restauration ou autre, on pourra toujours se rabattre sur la cueillette des fruits et légumes pour gagner notre croûte comme on dit chez nous !!!

Avant de quitter la Gold Coast, nous allons en profiter pour faire tout un tas de nouvelles plages, d’excursions et de visites. Encore 10 jours à jouer les touristes et à se la couler douce avant le retour à la dure réalité de la vie active sous le soleil australien !!!

Par LoLo & GuiGui
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 12:56

Comme diraient nos « potes » les Magpies !!!! On nous avait parlé des désagréments  causés par les araignées, les serpents, les méduses, les crocodiles et bien sûr les requins mais aujourd’hui, notre ennemi n°1 est le Magpie !!!!

 

Qu’est ce que le Magpie ? C’est tout simplement un oiseau noir et blanc de taille moyenne (cf. album photos) à première vue inoffensif mais qui est en réalité maxi agressif car il passe son temps à défendre son territoire en attaquant tout ce qui bouge : corbeaux, pigeons, rats, chats, cyclistes et piétons !!! Et bien entendu, il faut qu’on emménage dans une rue  occupée par un gang de Magpies. Dans le dernier article, nous vous disions que nous avions réchappés aux attaques d’oiseaux pendant une semaine… c’est qu’ils devaient être en train de nous élaborer un bizutage rien que pour nous, à vrai dire surtout pour Guigui !!!

 

Par une belle matinée ensoleillée, je pars sereinement au travail, quand soudainement je sens quelque chose qui m’effleure le crâne. Je me retourne et je vois le Magpies, qui venait de m’attaquer, me rigoler au nez : Riririiiiiiiiriiiiiiiiiriiiiiii !!!!  Tout en gardant mon sang froid ;-) je décide alors d’accélérer le pas pour m’éloigner rapidement du lieu de l’attaque avant que je réalise qu’un deuxième Magpie était en train de mon foncer droit dessus mais par devant cette fois. Et oui, ils n’attaquent jamais seul !!! Donc, esquive du Magpie, grand coup de sac à main pour essayer de le shooter puis fuiteeeeeeeee en courant vers l’arrêt de bus !!!!!! Heureusement, rien de méchant pour ma part…

 

Par cette même belle matinée ensoleillée, Guigui alias Pierre Richard, emprunte sereinement la rue pour aller prendre le bus et me rejoindre au boulot quand soudainement, il se prend un gros coup de massue en plein tête. Il venait de subir sa première attaque de Magpie !!!! Un peu sonné, il se touche la tête et découvre qu’il était en train de saigner de l’arcade. A peine le temps de se retourner pour voir son agresseur lui rigoler au nez (Riiiiiiiiiririiiiiiriiiiiiiii) qu’il le réattaque sur le champ secondé d’un autre Magpie chargé de l’attaquer par devant : esquive, double esquive puis fuiteeeeeeeee en courant vers la maison!!!!!!!!! Il retourne alors chez nous pour se désinfecter un peu, notre coloc chilien hallucine sur la violence de l’attaque et lui conseille pour être plus en sécurité, de marcher sur la route plutôt que sur les trottoirs. Guigui reprend donc son chemin en marchant sur la route cette fois-ci et en guettant le moindre moineau qui volerait trop près de lui. Arrivé quasiment à la fin de la rue, il se relaxe se croyant tiré d’affaire sauf qu’il se refait attaqué par un Magpie, ses lunettes sautent en l’air, deuxième coup de bec dans l’arcade, re-esquive puis fuite en courant vers l’arrêt de bus !!!!!!! Ce sont les aléas de l'Australie, ça fait parti du folklore !!!!

 

La journée on se croirait presque dans un zoo avec la diversité d’oiseaux que l’on entend et que l’on voit ici. Rien à voir avec les pigeons et les merles de la France !!! A la nuit tombée, tous ces « piailleurs » vont se coucher pour laisser la place à nos amies les chauves-souris!!!! On les surnomme les filles à Batou (Batman!) tellement qu’elles sont incroyables. Leur taille atteint facilement une moyenne d’1M50 d’envergure (ailes déployées) et elles règnent sur la nuit par milliers… Quand nous sommes sur notre terrasse le soir, elles passent juste au-dessus de nos têtes et certaines s’approchent même à un p’tit mètre de nous pour se nourrir des fruits de notre papayer. Quand elles s'envolent, le bruit des battements d'ailes est vraiment impressionnant. Et quand on les entend se battre entres elles, ça nous rappelle les bastons de chats que l’on entendrait à Echirolles sauf qu’ici ce sont des bastons de chauve-souris !!!!

 

Pour continuer dans la thématique de la faune australienne, nous avons écrasé notre première méga aracna dans la maison. Un sacré gabarit que vous apercevrez sur les photos avec des bons crochets sur le devant.

 

Côté actualité, la une de dimanche du journal local est la photo d’un requin de 3 mètres qui s’est fait croqué en deux par un requin d’une taille estimée à 7 mètres par les experts (cf. photo) et toujours recherché dans les eaux de la Gold Coast par les gardes côtiers !!!!!

 

Côté boulot, on prospecte un peu de partout mais rien de concret à ce jour excepté mon poste de Barista dans un coffee shop le week-end. C’est le boulot de rêve : la patronne est super sympa, je commence à 7H30 et je finis vers 13H, j’ai un panorama magnifique sur Surfers Paradise et j’ai juste à faire des cafés, des milkshakes et servir les petits-dèjs aux clients. Vraiment rien de compliqué mis à part la prise de commande en anglais !!! Je suis tellement peu débordée que j’ai tout le loisir de me prendre en photos quand je « travaille » (cf. album photos Go with the Flow).

 

Cette semaine, on prévoit de faire une excursion en bateau pour rendre visite aux baleines, dauphins et tortues de mer.

 

Pour finir, un grand merci à tous pour vos commentaires qui nous font super plaisir. Continuez comme ça !!!!

Par LoLo & GuiGui
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